22/01/2018

Le harcèlement scolaire, l'hypocrisie du système.

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L’autre jour, nous avons reçu de la part (selon l’en-tête) de la Conseillère d’Etat Anne Emery-Torracinta une circulaire nous informant que désormais, le Département de l’instruction publique (DIP) avait mis en place une « helpline » pour les cas de harcèlement à l’école. 

Selon le site du DIP, voici ce qui est proposé: 

•une écoute, une évaluation et une orientation immédiate en fonction de la situation ;

•un accueil sur rendez-vous dans un délai approprié ;

•une assistance psychologique, médicale, juridique, matérielle et sociale de la situation ;

•des informations sur la loi fédérale d’aide aux victimes d’infractions, les droits des victimes, les procédures pénales, civiles et administratives ;

•un soutien psychologique immédiat pour surmonter l’état de stress aigu ou post-traumatique de la victime, afin qu’elle puisse se reconstruire et se sentir réhabilitée ;

•une orientation vers les professionnel-le-s ou services spécialisés (avocat-e-s, psychothérapeutes, médecins, hébergements, etc.) ;

•si nécessaire, un accompagnement en tant que personne de confiance auprès de la police et de la justice. 

 

 

 


En gros, le DIP met à disposition une structure qui va permettre à la victime de se soigner et d’entreprendre les démarches juridiques pour lutter contre ses agresseurs… Magnifique… On voit ici que les gens qui ont concocté ce magnifique plan d’action à 4 mois des élections cantonales n’ont jamais été victimes de harcèlement. Non, jamais, car dans ce superbe projet, l’essentiel, qui ne pourra être fait que par le personnel du DIP directement n’est absolument pas proposé. Il s’agit tout bêtement de la mise en sécurité de la victime ou, si j’ose dire, la mise hors d’état du nuire de l’agresseur. Et à ce sujet, ce magnifique projet ne propose rien. Et sans cela, il est tout bonnement inutile. 

J’ai été victime de harcèlement scolaire… Ce fut long! Cela a duré de la 7e année (aujourd’hui renommée 9e) jusqu’a en fin de 8e. Deux années où mon quotidien, c’était l’isolement, les insultes, les humiliations, les coups, les passages à tabac, etc. Cette période m’aura valu plusieurs passages aux urgences, une rhinoplastie suite à une fracture du nez, un retard d’un an sur mon traitement orthodontique suite à la casse de mon appareil dentaire et un nombre de nuits blanches inimaginable. Durant cette période, j’étais seul. Seul, car cela commence par une petite altercation. Vous vous dites que c’est sans suite… Mais petit à petit, les moutons suivent le troupeau. Des gens que vous pensiez être des amis refusent de vous côtoyer de peur d’être mal vus. Quand les coups commencent, vous sollicitez le corps enseignant. S’en suit une convocation des parents et des agresseurs concernés, tout le monde fait de belles promesses… Mais le lendemain, c’est un autre qui vient vous voir pour vous faire payer d’avoir dénoncé le premier… Vous retourner voir le corps enseignant et re convocation, re discussion et re promesse… Puis ça recommence… Et un jour on vous conseille de voir un psy… Que vous voyez ! Et ça devient la routine… Finalement le psy sert surtout à vous dispenser de gym et surtout du passage à tabac dans les vestiaires… Passage à tabac qui finit par une remontrance générale du prof qui considère cela comme une simple bagarre sans se rendre que compte que les coups ne sont donnés qu’à un seul… À vrai dire il s’en fout, ce n’est pas son job. Au bout d’un moment, vous entrez dans une routine où vous vous dites que l’école n’est pas la vraie vie, vous y allez la boule au ventre, car vous n’avez pas le choix. Vous la quittez le plus vite possible. Vous passez vos pauses seul, vos révisions seul, vous appréhendez les sorties, vous êtes banni des photos de course d’école, etc. Et finalement, vos notes s’effondrent et votre scolarité finit par tourner à la catastrophe… S’en suit l’échec scolaire… Vos parents vous reprochent alors vos notes car vous ne travaillez pas assez. Vous perdez ainsi la dernière illusion de soutien.  Mais pendant ce temps-là, vos agresseurs n’ont jamais subi de sanctions. N’ont jamais changé d’école. Lorsque vous avez déposé plainte, la police vous a convaincu de retirer votre plainte en échange de frais médicaux. Il ne faillait pas détruire la vie d’un jeune en détresse qui avait fait une bêtise (sic). Et pendant que vous vous effondrez, que vous renoncez à vos rêves, etc. Vos agresseurs eux, continuent leur cursus sans problème, entreprennent des études et font des carrières pendant que vous, vous recollez les morceaux… Il vous faudra un jour, vous-même vous adonner à la violence pour sortir du cercle vicieux et même si vous, vous n’échapperez pas à la sanction, vous aurez au moins réussi a sortir de cet enfer alors que l’école vous aura laissé tombé. Etre victime du harcèlement scolaire, c’est ça… L’enfer au quotidien. 

Mais le DIP a peur d’agir vraiment. Le DIP a peur, car il a dans l’idée que la sanction est néfaste. Il laisse donc victime et bourreaux évoluer ensemble. Il conseille à la victime d’être suivie psychologiquement… Mais ne serait-ce pas également important de faire une évaluation psychologique d’un ou plusieurs jeunes qui torturent continuellement un autre au seul prétexte qu’il est plus faible, différent ou que sais-je. Ne serait-ce pas plus utile de mettre en place une structure qui permette  immédiatement de soustraire la victime à son bourreau ? Et de faire cela non pas en retirant la victime de l’école, mais bien l’agresseur. Ne serait-ce pas nécessaire d’être aussi ferme avec l’agresseur originel qu’avec tous ceux qui auront lâchement suivi et participer au supplice ? Et surtout, ne serait-ce pas plus utile, une fois les premières actions faites, de suivre le cas de sanctionner toutes les représailles, même celles faites par des tiers, avec la même fermeté? Évidemment que tout cela serait utile. Mais cela demande du courage. Cela demande du courage, car c’est politiquement incorrect. Car notre société refuse de punir. De la ténacité, car oui, dans certains cas extrêmes, des agresseurs payeront leurs actions par un échec scolaire. Mais eux au moins, seront responsables de leurs actes et de la situation. Les victimes, elles, bien souvent subissent une triple voir une quadruple peine. Les agressions, l’isolement, l’échec scolaire, les représailles. Ce n’est pas une hotline qui va régler cela, c’est une vraie sensibilisation du corps enseignant. Aujourd’hui, le harcèlement est responsable de nombreux suicides chez les jeunes. Si beaucoup s’en sortent, un nombre trop important y laisse leur santé voir leur vie. Et en cas de suicide, tout le monde dit « si on avait su!! ». Sauf qu’aujourd’hui, on sait que le harcèlement scolaire est une plaie qui détruit des vies. Et cette plaie, avant de vouloir la soigner, il faut supprimer ce qui la provoque. Et pour qu’elle s’arrête, dès qu’un agresseur harcèle une victime, il faut sortir l’agresseur de l’école  et le mettre hors d’état de nuire. Car l’école doit être  un lieu de paix ou les enfants peuvent étudier sereinement car ils s’y sentent en sécurité. 

Comme je l’ai écrit, j’ai moi-même été victime de harcèlement. J’ai réussi à m’en remettre. Du moins je crois, car les blessures sont profondes. Mais j’ai dû faire ce chemin seul. Je peux vous dire que ce que la Conseillère d’Etat met en place ne m’aurait pas aidé du tout. Du moment que je  parlais, je subissais encore plus, j’ai donc fini par me taire… Donc, ne soyons pas dupes. Cette démarche est une manière d’écrire à tous les parents du canton pour leur dire qu’elle pense à leurs enfants! C’est un magnifique tract électoral au frais du contribuable, mais comme souvent, cette mesure ne changera pas grand-chose au quotidien de ses enfants qui subissent. Car ils auront beau appeler au secours, ils resteront confrontés à leurs agresseurs. S’il y a une vraie volonté de l’Etat de porter secours aux victimes, il faudra un signal fort. Il faudra montrer que les enfants et adolescents qui s’adonnent au harcèlement n’ont plus leur place en école normale. Que l’éventuelle structure que devra être mise en place soit à payer par les parents, du moins en partie. Car les parents ont aussi une responsabilité dès le moment où ils sont au courant des actions de leur progéniture… Bien souvent, ils se plaignent de ne pas savoir quoi faire… Si le budget vacances passe dans les solutions que l’Etat trouvera, il est certain qu’ils sauront au plus vite quoi faire pour tenir leurs enfants et prendre leurs responsabilités.

 

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Commentaires

Si les profs cessaient de tourner la tête quand il en sont témoins cela diminuerait déjà pas mal le harcèlement.

Écrit par : Maendly Norbert | 22/01/2018

Savent-ils seulement ce que c'est et sont-ils soutenus pour agir?

Écrit par : Aristos Marcou | 22/01/2018

J'ai été impressionné par votre témoignage, d'autant plus que je n'ai jamais été du côté des victimes ni des bourreaux. Il m'est même arrivé, à l'époque où certain profs du Collège (ou du Collège Moderne) pouvaient être victimes d'innommables insultes liés souvent à leurs infirmités physiques, d'en parler avec eux dans un sentiment de solidarité, tant je déteste les lâches. J'avoue que je n'ai jamais été témoin de ce que vous décrivez et je suis certains que je n'y aurais jamais participé.
Le sentiment qu'il existe une forme d'impuissance, plutôt que de lâcheté ou de cynisme, chez ceux qui (nous) gouvernent est largement partagé par tous ceux qui sont du côté de victimes. Les tentatives pour améliorer la situation sont rarement soutenus par l'ensemble de la classe politique, ni de la population, souvent clivée en deux: ceux qui semblent assoiffés de vengeance et ceux qui voient les pires monstres à travers leur lunettes roses.
Je suis incapable de savoir ce que je ferais si j'étais en situation de pouvoir, tant nous sommes sortis de l'époque, dans notre société du moins, de ce que l'on décrirait maintenant comme une attitude punitive ou de vengeance, sans pour autant avoir fait grand chose pour entrer dans une ère qui reconnaît clairement les victimes et travaille à éloigner (ne rêvons même pas de "guérir") pour de bon les bourreaux.
Il semble que tout en refusant l'oeil pour l'oeil, nous ne sommes pas capable de nous donner les moyens out même la volonté de véritablement trouver mieux.
Avec mes meilleures sentiments.

Écrit par : Mère-Grand | 22/01/2018

Merci pour ce commentaire.

Je me demande subitement si je me suis bien exprimé. Je m'entretenais à l'instant en privé avec un lecteur qui me posait la question des solutions. Il est facile de sortir des solutions toutes faites.
Mais sans parler de la loi du Talion qui ne saurait être adéquate, je pense que nous avons oublié quelque chose. Lorsque l'Etat puni, ce n'est pas uniquement pédagogique. C'est à la fois cela mais également et surtout une manière de protéger la société. C'est pour cela que je pense que le fait d'exclure temporairement ou définitivement les agresseurs et leurs complices (c'est très important d'exclure aussi les complices) serait un début de solution.

Écrit par : Aristos Marcou | 22/01/2018

Votre témoignage est émouvant. J’ose espérer que Madame AET le lira et saura en tenir compte.

Écrit par : Duval | 22/01/2018

Espérons... Mais j'ai comme un doute...

Écrit par : Aristos Marcou | 22/01/2018

La conseillère d'Etat a mis en place cette helpline suite aux révélations parues dans la presse concernant des abus sexuels et des harcèlements commis par des enseignants il y a des années, pas par des élèves aujourd'hui.

Écrit par : Michel | 22/01/2018

Mais ce n'est pas vendu comme ça...

Écrit par : Aristos Marcou | 22/01/2018

Le lire, c’est quasi certain. Pour le reste....

Écrit par : Duval | 22/01/2018

Ouah ! Quel témoignage !

Merci de votre courage. Je suis convaincu que cela aide ceux qui sont (ou ont été) dans des situations semblables. (D'ailleurs, j'ai fait un copier/coller pour y réfléchir !)

A mon sens, on méconnaît totalement la violence brute présente dans les préaux.
(Je suis, enfin j'étais un petit garçon.)

J'en fus la victime, je l'observe aujourd'hui.

Dans un préau se joue l'entier de la comédie humaine, mais avec beaucoup moins

de retenue que dans la société: c'est brutal, c'est cruel, c'est dissimulé,

mais c'est tout simplement humain.

Ensuite, plus tard, l'individu comprend que son intérêt passe par d'autres

stratagèmes, non moins ignobles.

Ceci étant, vous ne tirez pas forcément sur les bonnes cibles...

Oui, la proposition du D.I.P. peut sembler dérisoire et ridicule à l'époque des réseaux sociaux.

Mais, tout en respectant votre douleur ( ou vos douleurs passées ) je vous pose cette question :

ne croyez-vous pas qu'au-delà de l'argument électoral ( bon, pourquoi pas, au point d'immoralité totale auquel est parvenu notre système politique ? ) tout effort "d'en parler" est positif ?

Écrit par : Armoiries | 22/01/2018

Franchement,

J'ai 36 ans, les faits dont je parle remonte à près de 25 ans. Depuis toujours on a des campagnes on dit "il faut en parler" "vous n'êtes pas seul" blablabla... Le fait est qu'en parler, c'est bien. Mais sans service après-vente, ça ne sert a rien...

Comme je l'ai dit, (peut-être pas très clairement), les mesures prises par le DIP sont plutôt pas mal. Mais elle sont et demeureront insuffisantes si elle ne sont pas accompagnée de sanctions forte vis à vis des agresseurs...

Et oui, le calendrier est trop beau et je crois que ce n'est rien d'autre qu'un tract électoral.

Écrit par : Aristos Marcou | 22/01/2018

PS: Je vais bien.

Écrit par : Aristos Marcou | 22/01/2018

Voici un vrai témoignage, qui vient du vécu. Heureusement, il n'y avait pas de réseaux sociaux à l'époque.

Mon constat à ce sujet:
- certains profs s'en foutent
- le harcèlement se fait toujours dans le dos de l'adulte.
- le phénomène de groupe prend le dessus. L'élève qui sera harcelé sera mis hors du groupe. C'est souvent le harcelé qu'on change d'école, pas les harceleurs.Le harcelé peut passer aux yeux des adultes pour un inadapté, voir un élément perturbateur. Ca c'est le summum!
- le harcelé peut aussi avoir de gros problèmes relationnels. Et il se verra reproduire son harcèlement envers d'autres... parfois c'est assez complexe.
- les enquiquineurs prennent trop de place. Ils ont des psy, des conseillers sociaux et des éducateurs. On les valorise pour rien, alors que les méritants sont souvent oubliés. Au final des jeunes pourraient comprendre qu'une attitude de merde permet d'attirer l'attention et donc d'exister. Et que cela serait cautionné par l'Institution.
- on atteint le pompon quand ont fourni des cours de boxe à des petites racailles.... On croit pouvoir les canaliser ainsi, mais cela leur permet juste de frapper plus fort.

Mon conseil aux parents et aux jeunes:
- A partir de 12-13 ans, il faut répondre. Donc une inscription dans un cours de boxe ou d'art martial est nécessaire pour prendre confiance et savoir se défendre.
- Savoir se faire discret et trouver un ou deux jeunes dans le même cas et s'en faire des amis.
- Ne pas chercher à plaire à tout prix au groupe. Se dire "je suis moi-même et fuck les moqueries"

Écrit par : Riro | 22/01/2018

Aillant passé ma vie sur les tatamis, je peux vous dire que c'est un très mauvais conseil.

Écrit par : Aristos Marcou | 22/01/2018

Vous avez parfaitement exposé vos expériences et clairement souligné l'inutilité de la mesure anti-harcèlement du DIP.

Vous n'avez rien à changer ou excuser si ce n'est écarter tous doutes. Sans intérêt ces dires d'un ex-enseignant dans ce canton, qui vous affirme n'avoir jamais été témoin d'un cas de harcèlement - enseigner dans une aveugle irresponsabilité: un choix de position confortable pour faire carrière dans son monde parfait.

Vous avez d'autant raison de souligner l'hypocrisie de la mesurette DIP contre le harcèlement, qu'il ne s'agit évidemment que de satisfaire à l'opportunisme électoral d'AET. Pitoyable activisme politicien pré-électoral auquel tout Genève s'active, alors que la gestion des violences, harcèlements et agressions en milieu scolaire est une urgence sociétale, grave et complexe.

Nombres d'acteurs-auteurs de harcèlement scolaire se perpétuent dans leur vie d'adulte. L'ensemble du monde harceleurs-harcelé que vous décrivez se retrouve en milieux professionnels.

Bravo pour votre parcours, la voie solitaire est la plus longue, la plus ingrate et la plus difficile - mais source de respect dignité et force

Écrit par : divergente | 22/01/2018

J'ai aussi subi de très mauvais moments au collège. Il y a un type très malsain qui a débarqué et qui a commencé à manipuler la classe entière contre une victime. J'étais la deuxième et je n'avais pas trop réagi quand le premier s'est pris cette attaque... Il y avait un petit groupe de garçons qui se sont mis dans le coup de ce "complot", mais le rôle des filles était le pire. Visiblement, elles aiment les salauds...
Ce qu'il y a d'insensé, c'est que je me suis battu que contre des seconds couteaux, par deux fois. C'est là que j'ai découvert le phénomène du "bras mou". Vous tapez de toutes vos forces sur la gueule du salaud, et votre coup n'a aucune portée. Ma vie serait à refaire, j'apprendrais un art martial, le plus efficace possible, histoire d'arracher la tête de ce genre de type au premier coup...
Je n'ai jamais eu besoin de me battre depuis.

Écrit par : Géo | 22/01/2018

Geo, je suis désolé de votre expérience. J'espère que vous avez trouvé la force de donner le tour.

Quand à votre idée reçue sur les Art-Martiaux et sport de combat. Sachez que j'en ai fait 15 ans. Cela ne m'a pas aidé. On a beau être d'un super niveau. Y a que dans les films qu'on peut se battre a 3 contre 1. Les Arts-Martiaux m'ont aidé à ne pas flancher.

De plus, je pense que répondre par la violence est la pire des manière de réagir et aucun élève ne devrait jamais avoir à le faire.

Écrit par : Aristos Marcou | 22/01/2018

Très bonne article.
Merci

Écrit par : Sarah Emonet | 22/01/2018

Très bonne article.
Merci

Écrit par : Sarah Emonet | 22/01/2018

@Aristos Marcou

"Il faut en parler, vous n'êtes pas seul blabla."

On peut dire cela.

Mais, n'est-ce pas donner raison aux agresseurs ?

Et si cela est vrai, pourquoi nous livrer votre témoignage 25 ans après, alors que la blessure semble aussi vive qu'à l'époque ?

Bien sûr, je ne suis pas roi du monde, mais, pour ma part, j'ai entendu votre plainte.

Il se trouve qu'elle fait écho à quelque chose que j'ai aussi vécu.

Et cela, ce n'est pas rien, oh non !

On peut dire: "laisse tomber, même pas mal!".

Mais c'est faux, et inadéquat, et vous le savez très bien.

Etre entendu lorsque l'on formule ce genre de plaintes ?

Non, bien sûr. Vous serez taxé de disons de "différent".

Et moi, depuis mon enfance, (et sans doute depuis avant) je suis quelqu'un de

différent.

Et pour vous dire mon intime conviction, les gens qui ne sont pas "différents", mais qui sont "pareils",

ils me font gravement chier.

Écrit par : Armoiries | 22/01/2018

Ah, mais je n'ai pas écrit ce billet de manière thérapeutique ou que sais-je. Si j'ai fait part de mon expérience c'est pour que le lecteur comprenne que je sais de quoi je parle. Oui, car trop souvent, on parle de choses qu'on ne comprend pas.
Faut-il que les victimes puissent parler, c'est évident. Sauf que si vous ne faites que leur donner la possibilité de parler et que vous n'êtes pas prêt à les protéger ensuite, dans les faits, vous ne les aidez pas. Vous les enfoncez encore plus, car ils vont subir des représailles. Ce que je dis, encore une fois, c'est que les démarches d'AET sont inutiles, car déjà existantes... Le 143 a toujours existé et les services médico-pédagogiques aussi. Ce qui n'existe pas, c'est la sécurisation des victimes et c'est ce qui doit être fait!

Écrit par : Aristos Marcou | 22/01/2018

"De plus, je ne pense que répondre par la violence est la pire des manière de réagir et aucun élève ne devrait jamais avoir à le faire."
Ouille, quel langage...Comment le qualifier ? Incompréhensible ? Non, on imagine ce que vous voulez dire. Passablement incohérent, en tout cas.
Je n'ai jamais fait d'apprentissage en art martial, mais je crois que la seule solution à l'époque eût été d'être capable de flanquer une correction à l'agresseur. Pas à 3 contre 1, mais 1 contre 1, bien sûr.

Écrit par : Géo | 22/01/2018

J'ai mis un ne en trop, je suis désolé...

Écrit par : Aristos Marcou | 22/01/2018

Merci pour ce témoignage.
J'observe que ce que vous dénoncez continue plus tard dans la société. Ainsi lorsque vous subissez une agression, cambriolage, menace à l'arme blanche dans un taxi et que vous faites appel à la police, on vous fait gentiment comprendre que vous pouvez poser plainte mais que cela ne servira probablement à rien. Je l'ai vécu récemment à deux reprises et j'ai renoncé à perdre mon temps pour dénoncer ces types qui seront relâchés rapidement car les prisons débordent.
Je plains sincèrement les flics qui doivent faire ce boulot ingrat en sachant pertinemment que ça sert à rien. Et je suis sidéré que l'Etat ne soit pas capable de se débarrasser de ces parasites qui viendront peut-être même chercher vengeance puisque vous avez eu le culot de faire votre devoir de citoyen en les dénonçant.

Écrit par : Pierre Jenni | 22/01/2018

"la violence est la pire des manière de réagir et aucun élève ne devrait jamais avoir à le faire." Évidemment, qu'on ne devrait pas avoir à le faire. Mais si on lit votre cursus, on voit bien que cela ne va pas non plus. Jeune, je m'étais dit que si j'avais des enfants, surtout une fille, je les aurais obligé de devenir ceinture noire de karaté ou équivalent. Il faut donner à ses enfants, et à tous les braves gens, les moyens de se défendre contre les salauds. Qui ont un peu tendance à proliférer, et tout le monde sait pourquoi.

Écrit par : Géo | 22/01/2018

Le problème de "Punir le bourreau" est que l'état n'a pas d'autre choix que d'exclure ou d'engager des procédures d'ingérence au sein des familles d'enfants violents .

Exclure l'élève ne fera qu'engendrer un retard scolaire et malheureusement ne réglera pas le problème.

Les citoyens ont sont réticents à juste titre face à des mesures qui peuvent vite déraper.

Le statut de victime n'est de loin pas facile à assumer au quotidien et laisse des traumatismes à vie.

Mais que proposez-vous pour que les victimes soient mieux accompagnées?

La cheffe du DIP (si elle est à l'origine de ces propositions) laisse à mon avis une porte ouverte à une reflexion commune sur le sujet.

Votre article est très prenant et un grand merci pour avoir lancer le débat.

Écrit par : Sarah Emonet | 22/01/2018

"Qui ont un peu tendance à proliférer, et tout le monde sait pourquoi."
Je ne sais pas pourquoi. Pourriez-vous m'expliquer?

"Le problème de "Punir le bourreau" est que l'état n'a pas d'autre choix que d'exclure ou d'engager des procédures d'ingérence au sein des familles d'enfants violents ."
L'Etat a bien d'autres choix avant d'exclure un élève. Il y a toute la gamme des sanctions. Des retenues aux amendes aux parents qui ne font pas leur boulot d'éducateurs. Ensuite il y a le déplacement vers une autre école. Quand un élève devra aller de Bois-Caran au Vuillonnex, je peux vous assurer que cela le calmera. Outre le fait qu'il se trouvera sans ses "complices". Adieu la manipulation.
Votre tolérance ainsi affichée à l'égard de la violence me débecte. Ne pas "punir le bourreau" sanctionne la démission de l'Etat, dont le rôle est de protéger les plus faibles.

"Exclure l'élève ne fera qu'engendrer un retard scolaire et malheureusement ne réglera pas le problème."
Je vais pleurer: le bourreau transformé en victime!
Rassurez-moi: vous ne travaillez pas au DIP?

"Mais que proposez-vous pour que les victimes soient mieux accompagnées?"
Il ne s'agit pas d'accompagner les victimes, mais de sanctionner les bourreaux. La victime n'en sera pas une s'il est mis fin définitivement à l'action du bourreau dès la PREMIERE violence. Et c'est le bourreau qui a un problème psy, pas la victime. Mais soigner un bourreau, c'est autrement compliqué, n'est-ce pas?

Questions à notre hôte:
- En avez-vous parlé à vos parents?
Pourquoi une plainte pénale n'a-t-elle pas été déposée?
Dans votre cas comme dans les cas qui motivent la lettre du DIP, c'est courage, fuyons, et ne faisons rien. Cachons la m.... au chat. Pas de vague. Chuuuut!

"Et un jour on vous conseille de voir un psy…"
Au hasard: Sarah Emonet?

Écrit par : Daniel | 23/01/2018

@Daniel, naturellement que j'en ai parlé à mes parents, et ils ont fait ce qu'ils ont pu. Malheureusement le système est ce qu'il est. Si vous relisez mon texte, vous verrez que plainte a été déposée et retirée et j'explique d'ailleurs pourquoi.

Mais j'aimerais juste recentrer les choses. Mes mésaventures sont arrivées il y a pas loin de 25 ans. Je pense que nous n'allons pas rejouer le match et quand bien même, certains joueurs ont disparu, d'autres sont partis, certains se sont repentis et même d'autre sont mort. Laissons le passé où il est, pour mon cas en tout cas et parlons d'avenir. Car le sujet est là.

Pour l'avenir, comme je le dis dans mon article, il est important de donner un environnement sécurisé aux victimes. Cela passe évidemment par l'éloignement de l'agresseur. Et je suis convaincu que la sanction est nécessaire. Aussi bien pour l'élève tyran que pour les parents si ceux-ci sont démissionnaires. Mais je pense aussi qu'on doit se demander ce qui ne va pas dans la tête d'un gosse qui est capable de provoquer autant de souffrance. Un suivit psycho est à mes yeux nécessaires pour sortir de la spirale infernale.

Écrit par : Aristos Marcou | 23/01/2018

Comme je n'écoutais rien au collège, cela me valait des mauvaises notes mais pas seulement, dans ce qui s’appelait "les travaux manuels" si tu n'écoutais pas...ben tu ne parvenais pas à réaliser les babioles. L'enseignant n'a rien trouvé de mieux qu'un quolibet insultant, que bien évidemment l'un de mes "camarades" m'a répété à la sortie. Il avait pourtant une tête bien carrée et aussitôt l'insulte émise il a reçu mon poing dans la figure ce qui l'a fait pleurer illico. Sort l'enseignant auprès duquel il se plaint...évidemment, l'enseignant, faux cul, comprend tout de suite la raison et lui demande....ah oui et pourquoi ? J'ai utilisé ce moyen deux autres fois lorsqu'on m'a craché dessus, résultat: lunettes cassées et œil au beurre noir. Mais aucune plainte contre moi. Conclusion: rien de mieux pour stopper net un futur harcèlement. Le problème c'est que cela ne s'enseigne pas...mon poing partait tout seul...

Une chose dont je suis certain, c'est que si je n'avais pas réagi immédiatement à l'insulte, comme je l'ai fait, les conséquences auraient été désastreuses. Après ma réaction on m'a respecté...c'est aussi simple que cela.

Écrit par : Christian Favre | 23/01/2018

Bonjour,

Merci pour votre témoignage. Je peux vous rejoindre sur de nombreux points, tant le phénomène de harcèlement est minimisé dans nos contrées suisses. En France, au moins, les médias et les politiques ont déjà un peu pris en compte l'importance de l'implantation de ce phénomène. Ici c'est inquiétant.

Pour les solutions, je dois malheureusement prendre quand même un peu de distance avec vos pistes. Enfin votre piste, puisqu'il s'agit essentiellement selon vous "d'exclure", et d'exclure les meneurs (ce que je pourrais entendre) mais aussi les "suiveurs". Le problème de l'exclusion, on pourrait en débattre longtemps. Mais soit je pourrais l'accepter, au nom de la protection de la/les victime(e). Avec le risque que même si l'élève déplacé dans un autre contexte "paye" de sa personne (du fait de l'exclusion et autres privations), il recommence ailleurs ses méfaits. Mais soit.

Cela dit, pour les suiveurs, les exclure ne servirait à pas grand chose. Pourquoi ? Parce qu'en fait, toute personne qui n'intervient pas, pour stopper le harcèlement, finalement, est un-e suiveur/euse. Certes il y a deux types de suiveurs: ceux qui vont surenchérir et ceux qui vont simplement faire comme si de rien était. Que proposez-vous ? D'exclure ceux qui surenchérissent avec les meneurs ? Bon, cela peut faire vite 10 élèves de la classe, quand il ne s'agit pas d'un groupe bien plus large, lié à un établissement, donc par exemple, environ 15 ou 20 élèves. Les exclure donc les 15, car ils participent au harcèlement ? Vous aurez de la peine à voir cela un jour dans une école, croyez-moi.

Dès lors mieux vaut plutôt mettre en place des protocoles qui protègent la victime et éloignent les meneurs avant tout : sans eux, les suiveurs ne sont plus rien (et ne sont pas plus susceptibles de devenir harceleurs que n'importe qui d'autre, selon moi) - car ils suivent avant tout pour ne pas être eux-mêmes exclus du groupe.
Les éloigner pour les amener à cesser leurs comportements harcelants, et suivre cela à la loupe pour s'assurer que réellement le harcèlement soit fini dans tout l'établissement, et en dehors (cf cyberharcèlement).

Bon à Genève, il existe au moins des protocoles pour gérer cela (du moins sur le papier), sur Vaud on en est loin, très loin... :

"Prise en charge de situation :
un protocole-type de traitement de situations de harcèlement est élaboré et diffusé par le DIP.
Ce protocole doit être ajusté au contexte et à l'organisation de
l'établissement. De même que la répartition des rôles et les
procédures détaillées.
Le protocole type prévoit l'activation d'une cellule d'intervention en cas de situation de harcèlement. Si l’hypothèse d’un harcèlement se confirme, sa mission consiste alors à piloter le suivi du traitement éducatif des situations de harcèlement et à assurer le relais auprès des partenaires, en lien avec les directions générales. La cellule d'intervention veille à ce que le cas soit traité dans le cadre du droit."

Source : http://ge.ch/enfance-jeunesse/media/site_enfance-jeunesse/files/imce/promotion-sante-prevention/doc/harcelement_plan_action.pdf

Mais évidemment cela ne suffit pas, on est bien d'accord, idem pour une ligne téléphonique. Mais ne médisons pas systématiquement sur les mesures qui sont mise en place : nous partons de tellement loin dans la lutte contre ce phénomène qu'il faut plutôt soutenir ce qui se fait, selon moi.

Écrit par : Julien Cart | 23/01/2018

Et je voudrais rajouter ceci, car malheureusement je l'ai lu dans les commentaires de ce blog : le harcèlement n'est PAS fait à l'écart des adultes, ce n'est pas du racket. Il faut lutter contre cette désinformation.

C'est fait de manière répétée chaque jour devant les témoins divers allant des enfants AUX ADULTES (les profs, mais tous les professionnels liés à une école et ses alentours : les psys, logo, les cuisiniers et éducateurs à la cantine, le concierge, les amis après l'école, etc. !) - des témoins qui ont bien sûr des responsabilités à différents degré dans la perpétuation du harcèlement (cf. la série 12 Reasons Why, le montre très bien).

Donc si l'on part du principe qu'il faut exclure les suiveurs, il faut exclure tous les témoins qui regardent sans rien faire. Et je peux vous dire que dans une école, ça peut faire beaucoup de monde : les élèves n'en étant qu'une petite partie.

Pour ma part, en tant que prof en formation j'essaie de faire ce que je peux. Avant tout, intervenir dès qu'un phénomène de harcèlement risque de se débuter entre élèves. Et l'on sait que c'est avant tout dans les lieux comme les vestiaires, les cours de récré et la cantine, ou le chemin de la maison. Mais souvent c'est devant les profs dans la classe : ne l'oublions pas !

Donc l'objectif ultime devrait être ceci : que les profs acquièrent un regard assez aiguisé pour déceler TOUT DE SUITE les premiers signes d'un harcèlement potentiel, afin de le tuer dans l'oeuf.

Pour arriver à cela, il y a des mesures claires à mettre en place, comme une formation poussée des profs / éducateurs / professionnels liés à l'école sur la question, obligatoire, pour les nouveaux comme les anciens. On en est bien loin.

Écrit par : Julien Cart | 23/01/2018

Cher @Daniel

Mon intervebtiin n'avait aucunement pour objectif de "protéger" les élèves violents.

Bien au contraire, il s'agis de trouver des solutions efficaces et réalistes qui permettent aux enseignants de bénéficier d'un accompagnement pour faire face aux situations d'harcèlements au sein de l'établissement.

Le rôle des parents est au centre, car il est impératif qu'ils agissent au niveau pénal qui propose selon la gravité des faits un arsenal de sanctions.

Que faire lorsque les violences ont lieux hors de l'établissement?

Le DIP, la société, les politiques n'ont pas de solutions toutes faites .

La question que je me pose est la suivante : au vu du nombre de jeunes suivis au SMP, de familles accompagnées par le SPMI, de placements en foyer et j'en passe; ne pensez-vous pas que l'état joue déjà son rôle dans la protection des victimes ?

A Genève, on fait du cas par cas en prennant en compte les complexité de situations diverses pour appliquer des sanctions raisonnables.

Les victimes doivent pouvoir s'appuyer sur des structures solides qui leurs permettent de s'exprimer dans le but de ne pas sombrer.

Auriez-vous préférez que le DIP établisse une liste de mesures sous formes de résumé démagogique de sanctions à appliquer à l'encontre d'élèves violents?

En cas de harcèlement, de violences, des sanctions pénales existent et sont appliquées par les juges pour mineurs.

Pour cela il faut oser déposer une plainte et allez jusqu'au bout.

Des associations existent pour aider les victimes et leurs parents à faire entendre leurs droits et il faut valoriser leurs interventions .

Les enseignants ne peuvent pas intervenir de façon anarchique et sont souvent dépassés par la situations.

Non, les enseignants ne ferment pas les yeux.

Ils sont juste dépassés par l'ampleur du problème.

La violence est un sujet sociétal.

Un travail en réseau permet une approche de protection, de reconnaissance et d'action pour mettre fin au harcèlement.

Non je ne suis pas psychologue et non je ne travail pas au DIP.(Je ne suis pas socialiste non plus ).

Je souhaite juste que de cette article des plus intriguant, ressorte des discussions pertinentes et que la recherche de solutions soit une priorité.

Trop simple de se déchaîner sur le "bourreau " .

Plus compliqué d'apporter des solutions .

La chef de du DIP à envoyé un message clair: le harcèlement scolaire est une réalité et la condition des victimes continuera à être une priorité.

Écrit par : Sarah Emonet | 23/01/2018

Cher @Daniel

Mon intervention n'avait aucunement pour objectif de protéger les élèves violents.

Bien au contraire, il s'agis de trouver des solutions efficaces et réalistes qui permettent aux enseignants de bénéficier d'un accompagnement pour faire face aux situations d'harcèlements au sein des établissements.

Le rôle des parents est au centre, car il est impératif qu'ils agissent au niveau pénal qui propose selon la gravité des faits un arsenal de sanctions.

Que faire lorsque les violences ont lieux hors de l'établissement?

Le DIP, la société, les politiques n'ont pas de solutions toutes faites

La question que je me pose est la suivante : au vu du nombre de jeunes suivis au SMP, de familles accompagnées par le SPMI, de placements en foyer et j'en passe; ne pensez-vous pas que l'état joue déjà son rôle dans la protection des victimes ?

A Genève, on fait du cas par cas en prennant en compte les complexité de situations diverses pour appliquer des sanctions raisonnables.

Les victimes doivent pouvoir s'appuyer sur des structures solides qui leurs permettent de s'exprimer dans le but de ne pas sombrer.

Auriez-vous préférez que le DIP établisse une liste de mesures sous formes de résumé démagogique de sanctions à appliquer à l'encontre d'élèves violents?

En cas de harcèlement, de violences, des sanctions pénales existent et sont appliquées par les juges pour mineurs.

Pour cela il faut oser déposer une plainte et allez jusqu'au bout.

Des associations existent pour aider les victimes et leurs parents à faire entendre leurs droits et il faut valoriser leurs interventions .

Les enseignants ne peuvent pas intervenir de façon anarchique et sont souvent dépassés par la situations.

Non, les enseignants ne ferment pas les yeux.

Ils sont juste dépassés par l'ampleur du problème.

La violence est un sujet sociétal.

Un travail en réseau permet une approche de protection, de reconnaissance et d'action pour mettre fin au harcèlement.

Non je ne suis pas psychologue et non je ne travail pas au DIP.(Je ne suis pas socialiste non plus ).

Je souhaite juste que de cette article des plus intriguant, ressortent des discussions pertinentes et que la recherche de solutions soit une priorité.

Trop simple de se déchaîner sur le "bourreau " !

Plus compliqué d'apporter des solutions .

La chef de du DIP à envoyé un message clair: le harcèlement scolaire est une réalité et la condition des victimes continuera à être une priorité.

Écrit par : Sarah Emonet | 23/01/2018

Ma question, vraiment sincère, est la suivante:

Après tout ce temps, quelle part de vous est encore concernée par ces événements ?

Écrit par : Armoiries | 23/01/2018

Le message de la Conseillère d'Etat s'inscrit dans les suites des affaires Weinstein et surtout Ramadan, autrement dit on ne s'occupe ici que de harcèlement sexuel même si ce n'est pas explicitement dit. Alors que le harcèlement scolaire dont vous parlez si bien est mille fois plus fréquent, et ses conséquences sans doute bien plus douloureuses. Mais voilà, c'est le harcèlement sexuel qui est à la mode, dans l'air du temps jusqu'à l'obsession, vendeur donc... et on approche des élections.

Écrit par : Mathilde Lavenex | 25/01/2018

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