31/08/2017

Tactique lamentable rose verte en vue des cantonales 2018

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Lundi soir, dans l’émission "Forum de la Première", je tombe sur un débat concernant le parking des deux-roues motorisés sur les trottoirs à Genève. Ce débat opposait Monsieur Barthassat, Conseiller d’État en charge des transports et Monsieur Thomas Wenger, député PS et surtout ancien président de la très dogmatique ATE (Association Transport et Environnement) Genève.

Monsieur Wenger conspue la politique du Conseiller d’Etat, quand bien même, celle-ci avait été lancée par son propre camp sous l’ère Kunzler. Cela pourrait être étonnant si on accorde un minimum de conscience politique à Monsieur Wenger. Mais force est de constater qu’il n’en a aucune.


En effet, il y a maintenant quelque temps, le peuple a accepté un compromis sur la mobilité qui était soutenu par l’ensemble de la classe politique et des associations à l’exception des verts. Nombre de ces soutiens ont été acquis sur la promesse de mettre un terme à la guerre des transports. Monsieur Wenger revient donc sur la parole donnée en agissant de la sorte. De plus, il nous ressort des arguments vaseux comme quoi les usagers 2RM ne maîtrisent pas leur moto, comme quoi un 2RM pollue plus qu’une voiture ou qu’il fait plus de bruit, etc… J’ai déjà répondu à tout cela ici: 2RM arrêtons de dire n'importe quoi 

A écouter son discours, Monsieur Wenger n’aime pas les 2RM, Monsieur Wenger ne connaît pas les 2RM et si j’ose dire, pour être à ce point ignorant de ce qu’est un 2RM, Monsieur Wenger se fout complètement des 2RM… Ce qui intéresse Monsieur Wenger, c’est uniquement les élections de 2018. Pour y arriver, à défaut d’avoir un bilan à mettre en face de son programme de campagne comme pourra incontestablement le faire Monsieur Barthassat, il va devoir attaquer le camp d’en face. Et visiblement, la gauche a choisi d’attaquer Monsieur Barthassat et ce indépendamment de son action politique. Vous en doutez? Dans ce cas, remontons dans le temps. 

2009

Le PS perd un siège au Conseil d’État. Sa candidate Mme Pürro fait un score historiquement bas. La gauche perd sa majorité. 

2013 

Après une législature calamiteuse, Michele Kunzler et les Verts se font gifler, Michel Kunzler fait même le score le plus bas jamais obtenu pas un conseiller d’État sortant. Le PS aurait dû récupérer ce siège, mais c’était sans compter sur Mauro Poggia qui a su fédérer bien plus loin que le MCG. La gauche tombe donc à deux sièges au Conseil d’État. 

Nous sommes en 2017 et les élections sont l’an prochain. Les élus de gauche ont brillé par leur inexistence. Le PAV n’est encore qu’un vaste projet aussi réaliste qu’un serpent de mer. Antonio Hodgers s’est mis à dos tous les milieux immobiliers. Le DIP tolère des écoles pour enfant handicapé dans des bâtiments insalubres, etc… Il est donc probable que sans un faux pas monumental de la droite, ce ne soit pas encore cette année que la gauche récupère ses sièges. Alors à défaut d’avoir un programme, on va tacler ceux qui ont agi. Pierre Maudet jouit d’une telle notoriété qu’il est quasiment inattaquable, François Longchamp ne se représente pas, Serge Dal Busco est à la tête des finances et le sujet est bien trop compliqué pour être médiatique et dans sa grande arrogance, la gauche voit déjà Mauro Poggia tomber avec son parti. Il convient donc d’attaquer Barthassat… Car les intellos n’aiment pas Barthassat, car c’est un homme du peuple. Il n’est pas avocat, pas universitaire, etc… Les snobs pensent donc qu’il n’a pas sa place avec l’Élite. Oui, mais voilà, ne soyons pas dupes. Monsieur Barthassat a construit plus de pistes cyclables que n’importe lequel de ses prédécesseurs. Il a mis en place plus de mesure alternative à la voiture et il a tenu plus de promesses de campagne que n’importe quel autre élu du canton. Alors Monsieur Wenger, Madame Mazone et leur disciple feraient mieux de nous parler de leur bilan et de leurs projets plutôt que de pointer ceux qui bossent et qui (oui je sais la réplique est nulle) pour la première fois depuis longtemps, arrivent à rassembler.

 

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Commentaires

Quand même, le gros problème avec les 2RM, ce n'est ni le bruit, ni le stationnement sauvage, c'est que la plupart des usagers roulent comme des truands... Un peu moins en ce qui concerne les motards, mais les scooters, c'est juste l'horreur, presque aussi malhonnêtes que des cyclistes. On voit que ce sont souvent d'ex-automobilistes qui sont passés à 2 roues pour gagner du temps, et qui ont bien l'intention de rentabiliser leur investissement en diminuant autant que possible la durée de leur trajet sur la chaussé. Et que ça vous remonte les files, à gauche, à droite, au milieu, en slalomant entre les véhicules, sur les pistes cyclables, en franchissant les lignes blanches continues et se rabattant juste devant vous au moment où vous démarrez. Combien de fois j'ai eu peur de m'en prendre un sur le capot parce qu'il roulait à contresens pour remonter les voitures à l'arrêt et avait à peine la place pour se rabattre. Les 2RM à Genève sont une source de stress considérable pour les conducteurs normaux, à quand un permis spécifique pour leur apprendre les règles de la circulation?

Écrit par : mikhail | 31/08/2017

A mon grand regret, je peux difficilement contester qu'à Genève, une grande partie des scootéristes et certains motards roulent vraiment n'importe comment. C'est regrettable. Ce l'est d'autant plus qu'aucune mesure concrète n'est prise pour endiguer le phénomène. On attaque la vitesse, les problèmes d'homologation de pièces, les reliefs de pneus, etc. Mais rien n'est fait pour contrer les comportements vraiment dangereux. Cela sans doute par manque de connaissance de la part des responsables politiques.

Maintenant, le sujet de mon billet n'est pas là.

Écrit par : Aristos Marcou | 31/08/2017

Quand les bonnes initiatives environnementales ne viennent pas des Verts, les verts attaquent, salissent et sabotent. C'est comme si on enlevait le pain (béni) de leur bouche. On vit cela au niveau des quartiers. La Gauche qui se coalise avec eux, entend bien faire partager le butin. Le prix à payer, c'est comme en bourse, ça dépend de la conjoncture et des offres volontaires.

Et puis, vous avez mis le doigt sur ce qu'il faut voir: la gauche et les verts ont reçu de l'instruirie sur papier, ils sont persuadés d'être les docteurs de notre société. Ils ont le mépris clairement affiché pour ceux qui ne montre pas pattes blanches (universitaires). En un mot, ils sont élitistes et exclusifs. S'ils sont autoritaires avec les leurs, agressifs avec les adversaires, c'est qu'ils ont peur qu'on découvre leur face anti-démocratique et anti-peuple, naturellement anti-populace... Anti petits péquins anonymes.

C'est du stalinisme très sophistiqué. Une secte verte. Du soft power, de la puissance des minorités. Imaginez le slogan bio du grand commerce, et autres vocables qui évoquent la nature et la verdure, il est à leur entier profit de campagne électorale sans frais, et qui, en plus, se fait au quotidien sur 365 jours!
Sur le terrain, beaucoup de projets désintéressés en environnement ont été confisqués et détournés. De ce fait, les Verts ont déçu et stérilisé les populations qui ont fini par se démobiliser.
N'oublions pas que la gauche Marxiste les avaient aidés à émerger en 1983. Elle est toujours là pour en réclamer la rente. Hélas, parfois en vain!

Monsieur Barthassat, manifestement, n'est pas soutenu ni bien conseillé par son parti. Pourquoi? Parce que, justement, il a des idées très valables. C'est un homme élevé dans du concret, habitué à faire face à des interlocuteurs qui ne s'esquivent pas et qui posent l'entier du problème sur la table. C'est un homme qui ne spécule pas et il est sincère dans son engagement pour le bien commun. En tout cas, je le ressens et je le crois.

Pour les prochaînes élections, j'encourage les citoyens à voter pour lui ou le rajouter au côté des candidats de leur choix.

Écrit par : Beatrix | 11/09/2017

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